En rénovation

’’Libérez-vous des énergies chères. ’’

Choisir les énergies renouvelables dans le cadre d’une rénovation, d’une maison ou d’un immeuble d’habitation, n’est pas un exercice difficile. D’autant plus que les maisons ou les immeubles à rénover sont très souvent porteur d’un potentiel important d’économies d’énergie.
Outre la valorisation financière du bien immobilier, la maison ou l’immeuble rénové et équipé d’un système à énergie renouvelable, donne un gage de sobriété de consommation prépondérant pour l’avenir.

Investir pour rénover sa maison a certes un coût, mais cet investissement peu être vite rentabilisé.

L’isolation thermique et le système de chauffage sont les postes les plus sensibles dans le cadre d’une rénovation énergétique, et seront rapidement amortis d’années en années, d’autant plus qu’il existe de nombreuses aides pour les propriétaires ou les locataires.

Cliquez ici pour voir les différentes aides
En rénovation comme en neuf, le réflexe doit être le même, seule la performance et le résultat comptent. En l’occurrence il s’agit, de diminuer les dépenses pour les 25 prochaines années, tout au moins sur la durée de vie du bâtiment.

  • Rénovation et énergies renouvelables

Quelles énergies renouvelables choisir pour les opérations de rénovation ?

Plusieurs directions sont possibles, en matière de chauffage, outre l'isolation, on essaiera de privilégier trois énergies renouvelables qui sont particulièrement bien adaptées à la maison individuelle :

  • La pompe a chaleur aérothermique ou la pompe à chaleur géothermique
  • Le solaire
  • Le bois énergie
  • Et l'isolation

L’aérothermie

La solution futée

Équipements/ installations possibles: Planchers chauffants, radiateurs, split, gainable…

Une pompe à chaleur Air-Eau (PAC) utilise le principe de l'aérothermique ; la pompe à chaleur Air-Eau récupère la chaleur de l’air extérieur et la redistribue dans votre système de chauffage ; radiateurs, planchers chauffant, etc… La pompe à chaleur Air-Eau est en général réversible et donc, peut aussi faire du froid.

Les solutions existent et sont très nombreuses. Certaines pompes à chaleur (Air/Eau), fournissent de l’eau chaude jusqu’à 75°C et peuvent remplacer facilement une chaudière fioul ou gaz.

La chaudière ancienne peut également être conservée et ne fonctionner qu’en appoint (pompe à chaleur Air-Eau en relève de chaudière), pendant les jours les plus froids. Le rendement d’une pompe à chaleur est de 3 ou 4 (COP : coefficient de performance) donné par +7°C extérieur, quand les températures extérieures sont négatives et donc les performances moins bonnes, la chaudière fonctionne en appoint, même si elle n’est plus très récente, elle pourra durer encore certainement plusieurs dizaines d’années.

L’aérothermie est une solution simple et efficace. Elle nécessite de puiser que de l’air pour produire de l’eau chaude. C’est une solution phare pour la maison individuelle à rénover.

 

La pompe à chaleur Air/Air

L’aérothermie Air/Air est une option également intéressante, si la maison est bien isolée.

Les calories contenues dans l’air extérieur sont restitués sous forme d’air chaud pulsé, à l’aide d’un ou plusieurs modules intérieurs. Avec ce système de pompe à chaleur Air/Air, il est inutile de mettre en œuvre une rénovation de chauffage lourde avec tubes, plancher chauffant ou radiateurs… alors que l’air soufflé par une pompe à chaleur Air/Air (Inverter type VRV par exemple), permet de très bons rendements d’exploitation avec un confort satisfaisant.

La pompe à chaleur Air-Air, peut simplement remplacer un système de chauffage par radiateurs électriques, gros consommateur d’électricité pour augmenter ainsi votre confort et diminuer votre facture d’énergie.

Ce système est aussi appelé : climatiseur réversible.

 

La géothermie

Puiser la chaleur de la terre

Equipements/ installations possibles: Planchers chauffants, radiateurs, ventilo-convecteurs

La géothermie avec une pompe à chaleur Sol-Eau avec un système de captages extérieur est plus difficile à mettre en œuvre dans l’existant eu égard aux travaux extérieurs (zone de captage de l’énergie). 

Néanmoins des solutions existent et sont beaucoup plus performante qu’en aérothermie car insensible aux variations de température extérieure, grâce notamment à 3 types de captage de l’énergie dans le sol :

par sondes verticales

par sondes horizontales

et sur nappe phréatique.

Les rendements obtenus sont de l’ordre de 5 voir de 6, et pratiquement linéaire en fonction de la température extérieure.


Le  solaire

Une solution écologique et économique par excellence

Équipements/ installations possibles: Système de Chauffage Combiné, planchers chauffants, radiateurs...

Le solaire thermique ou photovoltaïque sont des solutions énergies renouvelables à envisager dans l’existant.

Quelles sont les possibilités ?

Si le système de chauffage existant est à eau chaude basse température, le solaire est l’énergie à privilégier et être connectée circuit de chauffage de la maison ou au ballon d’eau chaude sanitaire.

La toiture est un endroit idéal pour recevoir les panneaux solaire, cette surface libre (orienté de préférence vers le sud) peut être exploitée avec bénéfice.

Pour un immeuble de logements, les toits terrasse sont des espaces inutilisés qui peuvent servir à recevoir des panneaux solaires thermiques pour produire de l’eau chaude.

De même, le solaire photovoltaïque est une solution qui trouve sa justification dans les opérations de rénovation. Souvent les capteurs photovoltaïques sont intégrés au bâti ou à la toiture, profitez-en si elle doit être rénovée.

La toiture est exploitée avec des capteurs photovoltaïques servant à l’alimentation du réseau avec l’avantage énorme de revendre par contrat à EDF l’électricité produite à un tarif très intéressant.


Le bois énergie

L'énergie qui monte

Équipements/ installations possibles: Poêles, cheminées, inserts, chaudières bois et granulés, radiateurs, planchers chauffants.
Le chauffage au bois est également intéressant à intégrer dans une opération de rénovation pour un immeuble ou une maison individuelle. Le bois est un combustible dont les réserves en France et en Europe sont importantes et qui voit sa filière de distribution de mieux en mieux organisée. C’est un gage de pérennité pour l’avenir. De plus, il permet avec des rendements désormais de plus de 80% avec le bois bûches à plus de 90% avec le granulé de bois, et de s’intégrer dans la maison avec le plaisir du « feu », participant ainsi à la décoration. Les systèmes de récupération de chaleur permettent de faire fonctionner le chauffage au bois soit en mono-énergie soit en biénergie.


L’isolation

Votre maison est-elle bien isolée ?

Voici les déperditions d’une maison existante mal isolée :

Une majorité des pertes thermiques s’effectue par le toit, les murs et les fenêtres. Le poste ventilation également est important (+ de 20%). Il est donc indispensable de renforcer le manteau thermique de la maison et d’isoler voire de sur-isoler votre maison. C’est le premier acte logique, plus vous limiterez les pertes thermique, moins vous consommerez, et plus votre maison sera confortable.

A savoir :

Habitat ancien : consommation souvent supérieure à 300 kWh/an et par m² .

Habitat bien rénové énergétiquement peut atteindre 80kWh/an et par m². 

L’isolation thermique génère des économies d’énergie importantes et pour longtemps (20, 30, 50 ans ou plus), tout au moins sur la durée de vie de votre maison !

Par rapport à une maison non isolée, de 100 m², disons des années 70, si vous isolez par l’intérieur, avec un système classique plaque de plâtre plus 10 cm de polystyrène ou d’une laine minérale vous obtenez une résistance thermique de R = 2,65 m²K/W, cela génèrera une diminution de 40% à 50% de votre consommation d’énergie qui partait par les murs.

Si vous isolez le toit ou les combles avec 30 cm d’un isolant adapté, vous obtenez une résistance thermique R= 6 et plus m²K/W, vous diminuerez votre consommation d’énergie de plus de 50% et si vous alliez les deux, isolation des murs par l’intérieur et isolation de la toiture comme indiqué ci-dessus, vous économiserez plus de 80% d’énergie par rapport à votre consommation initiale lorsque votre maison n’était pas ou mal isolée.

Les travaux d’isolation sont les plus indiqués pour faire baisser vos consommations d’énergie. Ils évitent les fuites de chauffage vers l’extérieur.


  • Rénover en conservant les énergies fossiles

En cours d’épuisement et dépendant des pays producteurs, mais à ne pas négliger.

 

Le  chauffage au gaz

Une solution qui peut être économique

Equipements/installations possibles : chaudières à condensation, chaudières basse température, radiateurs, planchers chauffants….

Avec 43% des installations de chauffage domestiques fonctionnant au gaz, ce dernier est l'énergie la plus prisée des foyers français pour des raisons avant tout économiques. Encore assez bon marché cette énergie fossile avait perdu un peu de son intérêt aux yeux des propriétaires avant d'être "reboostée" en 2009 par le crédit d'impôt de 40% accordé aux chaudières à condensation, un équipement moderne au rendement 10 à 15% supérieur aux chaudières standards. Seul inconvénient des modèles à condensation : le prix.

Pour ceux qui n'auraient pas le budget, les chaudières classiques ou basse température, compactes et efficaces permettront également de couvrir tous les besoins de la maison (chauffage+ eau chaude). A noter toutefois, les chaudières basse température ne bénéficient plus de crédit d'impôt.

Autre élément important à garder en tête avec le chauffage au gaz: l'accessibilité du réseau. Bien que ce dernier s'étende d'année en année, il n'est toujours pas disponible partout. Une solution est cependant envisageable avec l'achat ou la location d'une citerne. Dans ce cas cependant, l'approvisionnement viendra s'ajouter à la liste des inconvénients. Enfin, sachez que du point de vue confort, que vous choisissiez des radiateurs, un plancher chauffant ou un plafond rayonnant, le chauffage au gaz dispensera une chaleur uniforme, agréable et facile à maîtriser.

Bon à savoir :

Il est souvent possible de coupler cette énergie avec le solaire thermique pour d’économie.

Coût moyen du chauffage au gaz: 0.068€/kwh soit environ 1.056 euros par an**.

Coût d'une installation: pour une chaudière à condensation, en moyenne 5.000 euros (13% de crédit d'impôt encore possible en 2012.)

Empreinte écologique: 234 gCO²/kWh (gaz naturel) / 280gCO²/kWh (gaz propane- en citerne)

 

Le  chauffage au fioul

Des équipements au rendement amélioré

Equipements/ installations possibles: chaudières, radiateurs, planchers chauffants.

Le fioul, utilisé par 19% des foyers français, est devenu plus économique et a réalisé ces dernières années de gros efforts écologiques. Plus compactes et au rendement amélioré, les chaudières à fioul à condensation ont copié leur évolution sur les chaudières à gaz. Entre 1965 et aujourd'hui, pour une performance équivalente, les nouveaux modèles à fioul ont presque diminué de 50% leur consommation, et de 40% leurs rejets de CO². Malgré un tarif influencé par les fluctuations du marché du pétrole, le fioul, idéal pour le chauffage de grandes surfaces en région froide, reste encore bon marché. Dans ses points négatifs on notera cependant le problème du stockage (en cuve relativement encombrante) ainsi que le réapprovisionnement à réaliser régulièrement. D'autre part, malgré les progrès réalisés, le fioul reste une énergie "sale" à éviter autant que possible dans les installations neuves.

Coût annuel moyen du chauffage au fioul: 0.078 €/kWh soit environ 1.208 euros par an.

Coût d'une installation: de 450 à 4.0000 euros selon les modèles de chaudières au fioul.

Empreinte écologique: 300g C0²/kWh


Rénovation et basse consommation énergétique : un impératif

Le Grenelle de l’environnement lorsqu’il a rendu ses conclusions en matière de construction et de rénovation des bâtiments, a souligné l’impérieuse nécessité de s’attaquer au secteur du bâtiment, à l’origine de 46 % de la consommation d’énergie fossile et de 25 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Ce secteur contribue donc grandement aux émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’efficacité énergétique des bâtiments a certes progressé ces dernières années, mais beaucoup reste à faire si nous voulons atteindre les objectifs de Kyoto, c'est-à-dire diviser par quatre la quantité d’émission de gaz à effet de serre en France d’ici 2050.

En termes de rénovation des bâtiments, il nous faudra rénover les anciens bâtiments pour que ceux-ci ne consomment pas plus de 80 kWh/m²/an au lieu de près de 300 kWh/m²/an aujourd’hui, soit un rapport de quatre comme par hasard (facteur 4).

Le chiffre de 80 kwh/m²/an correspond aux normes BBC (Bâtiment Basse Consommation). Il s'exprime en énergie primaire, c'est-à-dire à la source.

Il tient compte des 5 usages principaux de consommation : le chauffage, la climatisation, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les auxiliaires.

La France compte environ 30,2 millions de logements, 19,1 millions ont été construits avant 1975, ce qui représente 63% du parc existant. Les logements construits avant 1975 sont relativement peu, voire pas du tout isolés, ce qui signifie que les bâtiments ont de fortes déperditions thermiques et de fait consomment beaucoup plus d’énergie. De plus, ceux-ci sont chauffés grâce à des énergies fossiles, donc fortement émettrices de gaz à effet de serre responsable en partie des changements climatiques.

Sur la durée de vie d’un bâtiment, l’énergie produit 70 à 80% des impacts environnementaux. Donc ce secteur contribue grandement aux émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et aux conséquences induites.

Il est donc temps de repenser rénovation des maisons et logements dans un objectif de « basse consommation », voire très basse consommation pour un réel développement durable !

Que faire pour obtenir une maison ne consommant pas plus de 80 kWh/m²/an ?

Une maison basse consommation est une maison qui après rénovation lourde, donc isolation importante de la structure (murs et toiture), remplacement des huisseries si possible, changement d’équipement de chauffage d’eau chaude sanitaire et de ventilation ne consommera pas plus de 80 kWh/m²/an.

Que faire pour obtenir une telle consommation?

Tout d’abord, il faut faire un état des lieux. Si vous venez d’acheter votre maison, le DPE (diagnostic de performance énergétique) remis lors de l’achat peut vous servir de support puisqu’il est censé vous donner des conseils pour améliorer les performances énergétiques de votre maison.

 

S’il s’agit de votre maison, il vous faudra identifier les postes qui occasionnent les déperditions (isolation absente ou insuffisante en toiture, sur les murs, simple vitrage, déperditions par les coffrets de volets roulants, ….).

Ensuite, il vous faudra vous poser la question du chauffage :

1.       De quand date la chaudière ?

2.       Les consommations énergétiques ne sont-elles pas disproportionnées par rapport à la taille de la maison. ?

3.       Quel est le mode de production de l’eau chaude sanitaire ?

4.       Où sont les pertes thermiques ?

5.       Etc…

Vos choix seront guidés par vos aspirations personnelles mais aussi et surtout par d’autres facteurs tels que le lieu géographique d’implantation de votre maison : les choix ne seront pas les mêmes si vous habitez Lille, Strasbourg, Brest ou Toulouse et ce, tant au niveau de l’isolation de la maison que des choix techniques.

Il faut toujours avoir à l’esprit que rénover une maison pour obtenir une maison ne consommant pas plus de 80 kWh/m² / an ne consiste en aucun cas à juxtaposer des exigences pour arriver à un résultat.

Tout au contraire, il s’agit de prendre le projet dans sa globalité, faire un bilan et analyser les priorités :

6.       Dans quelle région se trouve mon habitation ?

7.       Dois-je privilégier l’isolation contre le froid ou le chaud ?

8.       Possibilité d’isoler; si oui, par l'extérieur?

9.       Choix et épaisseur des isolants

10.    Remplacement des fenêtres, importance du choix du professionnel pour la pose

11.    Mise en place d’une ventilation maîtrisée

12.    Intégration des énergies renouvelables et gratuites comme le solaire thermique et /ou photovoltaïque

13.    Choix d’équipements de chauffage performants comme la pompe à chaleur, combinée à une autre énergie renouvelable également

14.    Orienter son comportement, exemple « ma piscine ne sera chauffée que par une EnR comme le solaire »

15.    Changer ses comportements d’achats : appareils ménagers de catégorie A, éteindre les veilles d’appareils électriques, utilisation de lampes basses consommation...

16.    Faire la chasse au gaspillage

17.    Faire de la récupération des eaux pluviales, …